Traduction : "Your parcel will arrive tomorrow, I should think"

Aujourd’hui, une petite phrase en anglais m’a trotté dans la tête (= a occupé mes pensées) : "Your parcel will arrive tomorrow, I should think" (C’est une phrase que j’ai entendue une de mes amies dire au téléphone à un de ses clients.)

Comment traduire cette phrase en français ? Bonne question…

D’abord, éviter les faux-amis (vous savez, ces mots qui se ressemblent d’une langue à l’autre mais ont un sens très différent…) : a parcel = un colis tandis que une parcelle = une petite partie de terre / de terrain.

Ensuite, pour le your, rappelez-vous bien que dans un contexte professionnel on vouvoie (= on dit « vous ») le plus souvent les clients. (Sauf peut-être avec des élèves très relax ! ;) ) Donc pour le your, on dira votre.
Ici, on n’a pas à s’inquiéter du genre de colis parce qu’on utilise votre pour le masculin ET le féminin. Par contre, si on tutoyait (= on disait « tu ») la personne, on dirait ton colis car colis est masculin.

Bon, et will arrive alors ? Ah, exprimer le futur… (Coucou Simon avec qui on en a parlé cette semaine !). Bien que je dise souvent qu’on peut des fois utiliser le présent pour décrire une action future, ici je veux insister sur la quasi-certitude de l’arrivée du colis le lendemain. Donc, j’opte pour l’utilisation du futur simple.

Attention, piège : on ne traduit PAS le mot will ! En anglais, ce merveilleux petit mot est là pour exprimer le fait que l’action (le verbe) qui suit se déroule (= se passe) – ici arrive – dans le futur. Donc pour traduire will arrive, on prend le verbe qui convient en français – ici arriver – et on le met au futur simple : arrivera.

“tomorrow”  - « Là, c’est facile ! » me direz-vous… Oui, mais faites attention d’utiliser le bon mot. Rappel : hier = yesterday ; aujourd’hui = today ; demain = tomorrow. P.S. : défi : comment dit-on  “the day before yesterday” et “the day after tomorrow”? Écrivez-moi… ;)

Enfin ! La cerise sur le gâteau ! “I should think”
Ici, on serait tenté de traduire ça mot à mot… Non, non, non ! Revenons (= let’s get back to) au sens ! Quand on dit “I should think” on exprime le fait que c’est notre opinion et qu’il y a juste un tout petit doute. Pour cela, comme en anglais, je vais utiliser penser, comme ceci :

"Your parcel will arrive tomorrow, I should think" = «Je pense bien que votre colis arrivera demain.»

Et voilà! Naturellement, il n’y a pas qu’une seule façon de traduire cette phrase. Envoyez-moi la vôtre.

Mon conseil du jour (et de toujours !) : occupez-vous du sens et les mots suivront (= Look after the meaning and the words will follow !)


À bientôt !

Promenons-nous dans les bois...

Salut !

Aujourd’hui, comme il faisait un temps superbe ici à Cambridge, Stuart et moi sommes allés nous promener dans les bois. 

En se baladant, cette comptine m’est venue à l’esprit :


« Promenons-nous dans les bois,

pendant que le loup n’y est pas.

Si le loup y était,

il nous mangerait.

Mais comme il n’y est pas,

il nous mangera pas. »




Elle est intéressante pour plusieurs raisons.

D’abord, il existe des loups en France. 

Vous trouverez ici - http://ow.ly/I25N3098yAK - plus d’informations sur la présence de ce majestueux animal dans l’hexagone.


Ensuite, la prof en moi voit dans ce texte plein de richesses linguistiques.  

Suivez-moi donc pour une petite promenade linguistique…


« Promenons-nous dans les bois, » - impératif du verbe se promener. Inversion : verbe puis pronom personnel sujet avec un trait d’union entre les deux.

« pendant que le loup n’y est pas. » - pendant que est une conjonction intéressante.  y veut dire dans les bois
(Un petit coucou à Shirley, Diana et Paula qui ont bossé là-dessus cette semaine.)

« Si le loup y était, il nous mangerait. » - Tournure de phrase avec si + imparfait, conditionnel. Notez que, tandis qu’en anglais on peut dire “if… then…” , en français on ne dit pas « si…puis… » . La virgule (,) suffit.

« Mais comme il n’y est pas, » - Deux conjonctions intéressantes : mais et comme (=parce que ; car).

« il nous mangera pas. » - Dans la langue parlée de tous les jours, on abandonne souvent la première partie de la négation : le ne / n’.


Bon, voilà pour aujourd’hui. N’hésitez-pas à partager vos promenades avec moi.

Bon dimanche !
Agnès